En France, 20% de la population souffre d’allergie respiratoire. Le point sur cette pathologie handicapante en constante augmentation.

Atmosphère, atmosphère…

allergie garçon cosmonaute

Il est possible de lutter contre certains allergènes respiratoires. Limiter l’humidité des pièces, les maintenir à une température inférieure à 20°C, aérer fréquemment sont des mesures simples contre la prolifération des acariens, qui constituent 90% des poussières d’une maison, ainsi que des moisissures. Les huiles essentielles d’Eucalyptus radié et de Lavande vraie contribuent à assainir l’atmosphère. Pas de pitié pour les blattes, ces grands insectes noctambules qui affectionnent le fond des appareils électroménagers. Enfin avant d’adopter un animal de compagnie vérifiez que votre enfant tolère son contact.

Difficile en revanche d’éviter les « pollinoses », les réactions allergiques saisonnières au pollen communément appelées « rhume des foins ». De nombreux facteurs influencent la réaction des individus :

  • le terrain génétique
  • le type de pollen (tous ne sont pas allergisants), leur taille et quantité
  • les facteurs climatiques : la pluie les fait tomber au sol, le vent les dissémine, le réchauffement climatique allonge les périodes de pollinisation
  • la combinaison de plusieurs pollens ou d’un pollen et d’un facteur extérieur, en particulier la pollution qui modifie les pollens et rend les muqueuses plus sensibles.

pictogramme alerte

Le réseau R.N.S.A, Réseau National de Surveillance Aérobiologique, propose de télécharger une application d’alertes polliniques vous permettant de déterminer les départements et pollens dont vous souhaitez connaître les niveaux d’alerte. Ce réseau publie également toutes les semaines une carte de vigilance des pollens au contenu interactif très lisible.

 

Quand consulter?

quand consulter

Rhinite (nez qui coule, qui pique, qui se bouche) et conjonctivite (yeux rouges qui piquent, larmoiement clair, atteinte simultanée des deux yeux) sont fréquents, désagréables et fatigants. La réaction peut également déclencher une crise d’asthme, plus rarement un urticaire ou un œdème.

En cas de doute il est donc impératif de consulter le médecin qui suit habituellement votre enfant et qui prescrira si nécessaire un bilan allergologique, un traitement d’urgence en cas de crise sévère et/ou un traitement de fond.

 

Les traitements

anti histaminique 2

 

Le premier des traitements est de limiter les contacts avec l’allergène quand cela est faisable.

Lorsque l’allergène est identifié avec précision il est possible de proposer une désensibilisation, un traitement de longue durée et parfois contraignant qui vise à rendre la personne tolérante à la substance.

Le traitement de la crise allergique simple s’appuie sur des antihistaminiques, des médicaments destinés à contrer l’histamine, molécule libérée par l’organisme et responsable des symptômes. Ceux-ci peuvent également être utilisés en traitement de fond, pendant toute la période de pollinisation par exemple. Dans certains cas des corticoïdes sont prescrits par voie orale ou en inhalation.

En cas de crise sévère un traitement de réserve est parfois nécessaire : broncho-dilatateur en spray à inhaler pour l’asthme, seringue en auto-injection d’adrénaline pour l’oedème. Ces médicaments sont gardés à l’école dans le cadre d’un P.A.I, Plan d’Accueil Individualisé. Il est fondamental d’apprendre à utiliser ces produits avant toute crise, et de s’assurer qu’un adulte responsable est toujours capable de l’administrer à l’enfant.

L’homéopathie offre de bons résultats dans le traitement de fond des allergies respiratoires, à condition de consulter un médecin homéopathe qui prescrira à votre enfant un traitement sur mesure.

 

Illustrations : ©Ancelotte